Soutenance de thèse

Le Jeudi, 3. décembre 2020 -
14:00 - 18:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Madame Anne-Laure GREVEY

Soutiendra Jeudi 3 décembre 2020 à 14 h 

Salle des Actes n°011, à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Archéologie spécialité Préhistoire, Protohistoire Paléoenvironnement Méditerranée-Afrique

Titre de la thèse : Objets et techniques. Aux origines de la métallurgie du fer en Méditerranée occidentale (Xe-VIIe siècle av. n. è.) : circulations, échanges et emprunts 

Composition du jury : 

  • Mme Maria Carmen BELARTE FRANCO, Professeure, ICAC Tarragone (Espagne)
  • Mme Marion BERRANGER, Ingénieure de recherche, UTBM Belfort
  • M. Éric GAILLEDRAT, Directeur de recherche, CNRS Montpellier, directeur de thèse
  • Mme Consuelo MATA PARRENO, Professeure, Université de Valence (Espagne)
  • M. Ignacio MONTERO RUIZ, Chercheur, CSIC de Madrid (Espagne)
  • M. Vincent SERNEELS, Professeur, Université de Fribourg (Suisse)
  • M. Stéphane VERGER, Directeur d’études, EPHE Paris

Résumé de la thèse :

Le travail de thèse intitulé 'Objets et techniques. Aux origines de la métallurgie du fer en Méditerranée occidentale (Xe - VIIe s. av. n. è.) : circulations, échanges et emprunts' consiste en une réflexion sur l’apparition des premiers objets en alliage ferreux en Méditerranée occidentale (sud de la France, péninsule Ibérique et Sardaigne).
L’apparition de ces objets en Catalogne et dans le sud de la France pose encore beaucoup de questions : sont-ils le fruit d’une invention locale ? Ont-ils été importés par des commerçants méditerranéens ou européens ? Pourquoi ?
Phéniciens, Grecs et Etrusques, connaissant les savoir-faire sidérurgiques, sont présents en Méditerranée occidentale et entretiennent des relations avec les populations locales. Cependant, ces contacts de culture sont inégaux dans la zone d’étude : si les phéniciens entretiennent des relations précoces avec le sud de la péninsule Ibérique et le sud-ouest de la Sardaigne, les témoins de leur influence ne sont clairement perceptibles qu’à partir de la seconde moitié du VIIe s. av. n. è. en Méditerranée nord-occidentale, synchroniquement à celles de la sphère grecque. Les vestiges témoins de contact en Corse sont moindres, même si des vecteurs sardes (qui ont pu véhiculer des éléments phéniciens) et italiens sont à noter. Ces influences extérieures sont donc postérieures à l’apparition des premiers objets en alliage ferreux, mais ceci ne suffit pas à exclure l’éventualité d’une origine méditerranéenne des objets et des techniques, pouvant résulter d’échanges précoces ponctuels, dits « précoloniaux ».
Quelques travaux ont déjà été effectués sur ce sujet (Almagro Gorbea 1993, Rovira Hortalà 2007, Janin, Chardenon 1998), et certains présentent plus particulièrement quelques comparaisons typologiques (Verger 2013, Mancebo Davalos 2000). Ces études ont permis de démontrer l’intérêt de ces comparaisons, trop peu nombreuses à ce jour, et de déterminer les potentiels acteurs de l’introduction des premiers objets. Aussi, le but de ce travail de thèse est de synthétiser les travaux déjà effectués, ainsi que de proposer de nouveaux axes de réflexion quant à la définition, l’origine et les voyages subis par ces objets.
Plusieurs hypothèses peuvent être envisagées, outre une découverte locale de la sidérurgie : une diffusion par les commerçants phéniciens (du sud de la péninsule Ibérique ou d’Orient), une diffusion par la sphère grecque ou étrusque et une diffusion par les chemins continentaux. Dans tous les cas, ces diffusions ont probablement pu être facilitées (ou non) par les populations locales.